Que j'y songe ou non, de toute façon, ça se produira.
Tout simplement parce que je suis à bout, et je remet toujours la faute sur l'ici.
Je veux partir, et ça, depuis que j'ai grandi et que j'ai pris conscience que les choses sont meilleures mais ailleurs. Toujours cette envie d'aller autre-part, de découvrir d'autres horizons, de voir d'autres choses. Ca fait partie de moi, et je ne peux plus le nier, ni en avoir honte, plus maintenant où on est au bord du gouffre et qu'on s'apprete à s'y jeter, une bonne fois pour toutes. Metaphore du fait que je m'en aille, et pour de bon, pour toujours.
Tourner une page de seize années ici, sans pour autant 'oublier', puis prendre un nouveau départ : redémarrer à zéro, tout recommencer afin de continuer ma vie dans les meilleures conditions possibles. Ce dont j'ai toujours eut envie de faire depuis que j'ai compris ce que la vie pouvait resseler de plus mauvais. Essayer de penser autrement, de positiver plutot que de baisser les bras sans arrêts. Tenter de construire un avenir qui nous convient, plutot que celui qu'on nous impose en suivant le mauvais exemple, et en finissant comme tous les autres qui nous entourent, comme tous ceux de la famille, qu'on ne voit plus et qu'on n'envie pas. Parce que ce moral si bas, dans un lieu où le ciel est gris, qu'on ne voit et ne pense que noir, qu'on vit dans le sombre, et que le bonheur n'a qu'une durée limitée et fini par s'évanouir, tôt ou tard : c'est toujours tôt qu'il s'enfuit. C'est quand on vit dans cet univers, et que parfois, à quelques occasions, nous avons eut l'opportunité de voir mieux et loin, qu'on se rend compte que finalement, on partirai bien. On ne peut pas se reprocher cette envie quand elle est sur le point de se concrétiser enfin, quand on l'attendait inconsciemment. Et c'est à ce moment qu'on se prépare psychologiquement à quitter cet endroit où nous avons toujours vécu, avoir un point au coeur un bon coup pour ensuite s'envoler autre-part et poursuivre notre vie, sans pour autant effacer les traces du passé, et une petite douleur qui s'estompera au fil du temps.
Parce qu'un jour, je voudrais être vraiment heureuse, en être persuadée comme jamais. Pouvoir dire que je vais bien, sans trouver aucune étincelle de négatif, et que chercher ne servirait à rien. Or, ici ça n'est plus possible... On dit qu'on a toute la vie devant nous. Mais parfois on aimerait découvrir des choses plus vite qu'elles n'arriveraient. On pourrait se sentir vivre, mais il y a longtemps que je ne me sens plus vivre.
Avancée pour mon âge... On aura beau me le dire, comme si je ne l'entendais pas assez. A quoi bon, quand on voudrait acquerir des choses qu'on ne peut pas encore atteindre. Je ne veux plus vivre ici où tous mes rêves s'évanouissent, alors qu'ils sont censés exister pour donner de l'espoir dans la vie.
Mais je pense que, quoi qu'il arrive, je n'ai sans doute pas ma place là où je suis. Les choses évoluent plus vite que je ne le crois, j'aimerai connaitre des personnes que je ne connaitrais jamais, chaques choses que je souhaite entreprendre ne marchent pas, la confiance en moi n'existe pas, la raison de certains évenements non plus. Trop de choses qui demeurent injustifiées : tout est contradictoire. Tout est à peine pensé, imaginé, qu'il est déja inconcevable.
Ne pas baisser les bras - Penser positif - L'envie d'avoir envie - Avoir confiance en soi
Ce sont des choses que je ne pourrais pas acquerir là où je vis, mais ne vivrai plus bientôt.
Quitter l'ici sans se retourner, mais sans l'oublier.
Mais surtout, sans t'oublier toi.
Et autre toi, d'avant.





